M is for Mama chapitre 7

Dernière mise à jour : 28 mars


Le métier de mère


Abbie explique qu'elle a assisté à une conférence de mamans chrétiennes et entrepreneuses free-lance à temps plein sur le thème de trouver l'équilibre entre vie de maman et vie pro.

Elle précise qu'elle ne veut pas lancer un débat sur le bien fondé de travailler : elle donne des cours de sport, possède une entreprise de graphisme, écrit un livre, un blog etc.... mais si on lui demande qu'elle est son métier elle répond "je suis mère".

En les écoutant elle est de plus en plus gênée par des phrases qui s'éloignent de la Bible, ce qu'elle qualifie de médiocre dans son premier chapitre.

Je reprends les citations :

J'ai un rêve dans mon coeur : écrire un livre. Mais Dieu m'a aussi donné mes enfants. Que faire ?


Plus j'y pensais, plus je priais, plus je réalisais que je devais faire marche arrière. Dieu m'a donné l'extraordinaire chance d'elever des enfants pour sa gloire, et, en plus (et pas d'abord), le rêve d'écrire un livre.

La tension permanente qui résulte d'essayer d'équilibrer mes métiers de mère et d'écrivain met mes nerfs à vif.

Cela produit de la colère contre mes enfants quand je ne peux pas travailler quand je le souhaite. Et ensuite bien sur de la culpabilité d'avoir ressenti ça.

ce n'est que lorsque j'ai cessé de lutter pour diviser mon temps en compartiments égaux et ordonnés entre le travail et la maternité que j'ai pu ressentir ce que je ne peux décrire que comme un sentiment ed paix et de soulagement donné par Dieu.

Quand j'ai embrassé mon métier de mère, le reste de mes centres d'interets s'est remis en place. Attention je n'ai pas dit qu'ils avaient disparus. J'ai continué à écrire...

mais le Seigneur m'a fait clairement comprendre que je devais me recentrer.


La vérité a propos du métier de maman c'est qu'il peut être un peu ingrat, surtout quand vous avez de jeunes enfants. Nous n'allons pas être élue "employée du mois", nous n'allons pas avoir de récompense...

Si nous pensons que nous ne pouvons pas continuer à faire du bon travail sans reconnaissance, nous allons souvent être déçues. Peut-être que notre mari ne verra pas que nous avons passé la serpillière pour la première fois depuis des mois...

1 Samuel 16,7

Mais le Seigneur dit à Samuel : « Ne considère pas son apparence ni sa haute taille, car je l’ai écarté. Dieu ne regarde pas comme les hommes : les hommes regardent l’apparence, mais le Seigneur regarde le cœur. »


Notre sol étincelant, nos pains faits maison sont peu de choses si nos coeurs sont pleins d'irritations parce que nos efforts ne sont pas remarqués.

D'un autre coté, si nous choisissons l'excellence maternelle (quelque soit la façon dont le Seigneur nous la demande, et ça n'est pas forcément un sol propre... ) nous avons toujours un "bien joué, bon travail" qui nous attend dans les Ecritures.


Ephesiens 6, 6-8 :

Ne le faites pas seulement sous leurs yeux, par souci de plaire à des hommes, mais comme des esclaves du Christ qui accomplissent la volonté de Dieu de tout leur cœur,

et qui font leur travail d’esclaves volontiers, comme pour le Seigneur et non pas pour des hommes.

Car vous savez bien que chacun, qu’il soit esclave ou libre, sera rétribué par le Seigneur selon le bien qu’il aura fait.


Les occasions d'encourager ou d'être encouragée dans notre maternité abondent, mais les distractions aussi : la comparaison, l'ambition personnelle, la vanité... Après tout, et si la maternité n'était juste pas mon truc ? Et si j'ai le sentiment d'être appelée à qqchose de différent, de plus grand, de plus haut ?


Je vais ébouriffer des plumes en disant cela mais je vous le dis cash :

Si vous êtes déjà mère, alors aucun autre métier ne peut l'emporter sur votre metier de maman pendant vos premières années de maternité.

Pourquoi ?

Parce que rien d'autre n'a autant la possibilité d'impacter les âmes qui vous ont été confiées (à vous et pas à quelqu'un d'autre) que le fait de mettre de côté vos autres intérêts pour se concentrer sur l'amour à donner à votre famille.


Si nous sommes mères et que nous ne mettons pas ce métier en priorité, quelqu'un en souffre. Nous et nos enfants. Nous seulement parce que nous traitons ce métier comme nous ne le ferions pour aucun autre : se cacher dans un placard pour manger des gâteaux, arriver en retard, ne pas m'habiller, me plaindre sans cesse, parler méchamment... nous ne le ferions pas pour un autre travail.

alors pourquoi blaguons nous à ce propos alors que nous ne le ferions jamais si un patron nous surveillait ?

D'abord à cause du manque de reconnaissance. Ensuite à cause du caractère incessant des demandes liées à la maternité. On ne débauche pas à 5h du soir.

Ensuite parce que nous pouvons vite penser que la maternité est la moins légitime de toutes les professions. Et enfin parce que nous ne nous sommes pas entrainées à choisir les choses difficiles et à voir l'interet d'investir maintenant pour voir des fruits plus tard, pour nos enfants et pour nous.


Notre normes professionnelles commencent à la maison avec les gens qui vivent sous notre toit. La façon dont nous mettons leurs besoins en priorité, et l'attitude que nous cultivons avec eux en disent des tonnes sur notre définition de l'excellence dans ce domaine. Nos enfants sentent quand nous les mettons au second plan.

Loin d'être fiers de nos carrières qui occupent nos esprits, nos enfants le perçoivent comme une forme de rejet, et ils y répondent négativement.

Nous ne pouvons pas participer au mensonge qui dit qu'une maternité rejetée ou apathique n'aura pas d'impact sur tous les autres aspects de nos vies.


Résumé


Médiocrité maternelle

Rire de l'idée de la maternité comme un métier.

Assumer l'idée que la maternité est une occupation en attendant de pouvoir faire quelque chose de vraiment important.

Sous-estimer l'impact sur nos enfants de nos choix qui donnent la priorité à la carrière.


Maternité ajustée au Christ

Voir le métier de mère comme un appel exigeant et saint.

Voir le temps passé avec les enfants comme un investissement pour l'éternité.

Choisir l'excellence d'abord pour la maternité.


AGIR

Mémoriser et méditer

Colossiens 3, 23-24 :

Quel que soit votre travail, faites-le de bon cœur, comme pour le Seigneur et non pour plaire à des hommes : vous savez bien qu’en retour vous recevrez du Seigneur votre héritage. C’est le Christ, le Seigneur, que vous servez.


Lister cinq choses que vous pouvez faire pour vous améliorer dans le métier de mère, et en choisir une pour s'y atteler cette semaine.


Demander à vos enfants comment vous pourriez mieux les servir. (Préparez vous à devoir être humble ! )


Questions

Est-ce que je considère vraiment la maternité comme une profession à laquelle exceller chaque jour ?

Est-ce que je suis plus excitée à l'idée d'avoir les enfants hors de mes jupes ou par la perspective de faire croitre des âmes pour le Royaume ?

Est-ce que je crois que j'ai été chargée d'abord et avant tout du privilège d'entrainer mes enfants à aimer Dieu ?


Prière


Seigneur, tu sais que nous nous lassons de l'incessant travail d'être mère. Aide-nous à vraiment reconnaitre sa valeur dans une société qui lui en accorde très peu. Aide nous à faire même les petites choses comme si c'était pour toi, sachant que nous servons alors le Christ et nos enfants.





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